Financement du développement : l’OCDE se penche sur la mobilisation des ressources domestiques.

L’Ambassadeur Baye Moctar DIOP a pris part mardi 10 février 2026 à un dialogue de haut niveau à l’initiative du Centre de développement de l’OCDE sur les progrès et défis de la mobilisation des ressources domestiques pour financer le développement. L’occasion de revenir notamment sur les recommandations de FFD4.
Les recherches et points de vue convergent pour établir que les ressources domestiques constituent un important levier financier pour les États pour autant que l’impôt et la taxe sont perçus comme justes et équitables et qu’ils sont investis de manière à accroître le bien-être des populations.
Prenant part au panel des ambassadeurs, aux côtés de ses collègues du Chili, de la Colombie et du Benin, l’Ambassadeur Baye Moctar DIOP mis en exergue les principes qui guident la politique fiscale du Sénégal, ainsi qu’ils découlent des réformes du Code des impôts, à savoir :
* La bonne gouvernance, la transparence, la reddition des comptes et la lutte contre la corruption.
* L’équité et la justice fiscale.
* L’’équilibre de la balance commerciale par un soutien accru à la politique agricole et industrielle du pays.
* La transition écologique.
* La protection de la santé de la population. Ces principes encadrent une série de décisions instituant de nouvelles taxes qui ont largement contribué à accroître les recettes du gouvernement. Parmi ces nouvelles taxes il y’a :
* L’augmentation de la taxe sur le tabac et l’alcool.
* La taxation des jeux de hasard.
* La réactivation du droit de sortie sur les exportations d’arachide.
* Le relèvement de l’âge des véhicules automobiles de tourisme importés.
* La taxation du mobile money.
D’autres taxes, impôts et redevances suivront au cours de l’année 2026. L’Ambassadeur DIOP a également évoqué l’importance de l’épargne des citoyens communautaires de l’UEMOA qui constitue un important vivier financier dont a pu bénéficier le Gouvernement du Sénégal en 2025. Baye Moctar DIOP estime qu’il serait pertinent d’inclure ces fonds communautaires dans les stratégies nationales de mobilisation des ressources domestiques. Enfin, l’Ambassadeur du Sénégal en France a lancé un appel pour que les flux financiers illicites, estimés à plus de 80 milliards de dollars US, fassent l’objet d’une prise en charge multilatérale conséquente. Ces flux constituent en effet une niche de ressources financières à exploiter, principalement pour les pays africains qui ont plus que besoin du concours de l’OCDE pour maîtriser le processus de négociation des contrats complexes afin d’en limiter les effets pervers.











