« Les grands évènements sportifs, catalyseurs du développement durable de l’Afrique »

L’ambassadeur Baye Moctar DIOP a pris part à la CAP 23, consacrée à une thématique d’une importance capitale, à J-43 des JOJ Dakar 2026. Organisée sous forme d’un panel de haut niveau, réunissant des experts aux profils variés, cet échange a fait émerger les idées maîtresses suivantes :
De la Coupe du monde de rugby de 1995 à la Coupe du monde de football de la FIFA de 2010 en Afrique du Sud, en passant par la Basketball Africa League et, dans quelques semaines, les JOJ 2026 à Dakar, l’Afrique a d’ores et déjà démontré sa capacité à accueillir de grands évènements sportifs internationaux. Le défi consiste désormais à veiller à ce que cette dynamique génère des retombées durables : emplois, compétences, entreprises, investissements et perspectives pour une population jeune et en pleine croissance.
Le sport mérite de figurer dans toute réflexion sérieuse sur l’avenir économique de l’Afrique. Il ne saurait plus être réduit à un simple divertissement, à un loisir ou à une source de fierté nationale. Il est assurément tout cela à la fois. Cependant, le sport constitue une industrie à part entière, dans la mesure où il mobilise infrastructures, technologies, médias, tourisme, commerce et hôtellerie. Il forme un véritable écosystème économique, susceptible d’impulser la croissance en Afrique sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
L’investissement dans les infrastructures sportives constitue la clé de voûte du développement de l’économie du sport en Afrique. Il doit mobiliser l’État, les bailleurs de fonds et les partenaires du monde sportif, car, outre sa contribution au développement des talents et à la structuration des filières professionnelles connexes, l’infrastructure sportive représente un actif générateur de valeur, d’emplois et de cohésion sociale sur le long terme.
Le Sénégal a érigé le développement de la pratique sportive, la modernisation des infrastructures et la professionnalisation du secteur au rang de priorités de politique publique. C’est en pleine conscience des enjeux actuels que l’Office de gestion des infrastructures sportives (OGIS) a été institué en 2024, avant que le dispositif législatif et réglementaire du secteur ne soit adapté, avec l’adoption, le 11 mai 2026, du nouveau Code du sport, en remplacement de la Charte du sport de 1984.